Améliorer son taux de cholestérol sanguin
Que l’on soit ou non prédisposé
génétiquement à un
déséquilibre du taux de cholestérol
sanguin, il est possible d’améliorer ces taux
grâce à une alimentation adaptée.
Tout d’abord, il est conseillé d’adapter
ses apports alimentaires à ses dépenses, afin
d’éviter d’être en surpoids ou
en obésité. Pour perdre du poids, il
n’est pas nécessaire de supprimer des aliments :
il faut garder toutes les catégories d’aliments en
réduisant ses quantités, et faire un repas
léger le soir (type viande maigre ou poisson,
légumes ou soupe, et produit laitier).
Ensuite, il est très important de modifier son
équilibre en type de graisses consommées : ne
surtout pas les supprimer, mais bien les choisir ! Les
matières grasses sont indispensables au bon fonctionnement
du corps. Saviez-vous que les 1000 milliards de cellules qui le
composent contiennent dans leur membrane de nombreux acides gras et du
cholestérol ? Qu’à partir
d’une molécule de cholestérol,
l’organisme fabrique des molécules comme la
vitamine D ou certaines hormones ?
Comment bien équilibrer ses matières grasses ?
Limiter (sans supprimer) les aliments contenant des acides gras
saturés, ces graisses qui favorisent la fabrication du
« mauvais » cholestérol ou LDL (le LDL
est un transporteur qui amène le cholestérol vers
les cellules. Présent en trop grande quantité
dans le sang, il peut s’oxyder et se déposer sous
la paroi des artères, formant la plaque de
cholestérol).
Les aliments riches en acides gras saturés sont : le beurre,
la crème, le fromage et les produits à base de
beurre, la charcuterie et les viandes grasses (type saucisses, travers
de porc, agneau,…), et également les graisses
végétales dures (huile de palme, huile de coprah)
présentes dans les produits industriels comme les
margarines, les gâteaux, les brioches, les quiches toutes
prêtes, etc…
En pratique : garder un peu de beurre cru et un petit morceau de
fromage par jour, le reste devant être très
occasionnel. Eviter les produits transformés (nuggets, plats
tout prêts, chips…).
Privilégier les aliments contenant des acides gras mono et
polyinsaturés, ces graisses qui favorisent la fabrication du
« bon » cholestérol ou HDL (le HDL est
un transporteur qui ramène le cholestérol des
cellules vers le foie où il est
dégradé ou recyclé, évitant
ainsi l’accumulation de cholestérol dans le sang).
Les aliments riches en acides gras mono-insaturés (les
graisses à privilégier) sont : l’huile
d’olive, les graines oléagineuses (amandes,
noisettes, noix..) et leurs huiles, les graisses d’oie et de
canard (en petites quantités bien sûr !).
En pratique : l’huile d’olive doit être
la base de la cuisine (cuisson et assaisonnement) avec environ 1
cuillère à soupe par repas et par personne. On
peut ajouter 5-6 amandes ou noix chaque jour.
Ne pas oublier les aliments contenant un type d’acide gras
polyinsaturé très important en petite
quantité : les omégas 3.Les omégas 3
ont des propriétés spécifiques
très intéressantes pour le système
cardiovasculaire : anti-inflammatoire, antiagrégant (limite
la formation des caillots sanguins), vasodilatateur.
Les aliments contenant des omégas 3 sont : les huile de
colza, de noix, de lin (les choisir uniquement en 1ère
pression à froid, et les conserver au frigo), les poissons
gras (saumon, sardines, maquereau, hareng, …).
Les viandes des animaux nourris aux graines de lin et
à l’herbe, et leurs produits (lait,
œuf), contiennent des omégas 3. Ces produits sont
identifiables grâce au logo «
Bleu-blanc-cœur ».
En pratique : manger 2 à 3 fois par semaine du poisson, et
particulièrement du poisson gras. Alterner parfois
l’huile d’olive avec des huiles riches en
omégas 3, dans les assaisonnements.
Enfin, au sujet des œufs, des fruits de mer, et des abats,
très riches en cholestérol, on sait maintenant
que leur consommation modérée (3 ou 4
œufs par semaine maximum, des fruits de mer et des abats de
façon occasionnelle) n’augmente pas le taux de
cholestérol.
Concernant les modes de cuisson, il est conseillé de
privilégier les cuissons au four, vapeur, à
l’eau, sans matières grasses, ou à la
poêle avec de l’huile d’olive.
Eviter les cuissons ou les sauces au beurre ou à la
crème, ainsi que les fritures.