LE CHROME
Le chrome


Le chrome (Cr)


Le chrome est un oligoélément dont le caractère essentiel a été découvert chez l’animal en 1955 par l’Américain Mertz. Aujourd’hui, il suscite d’importants travaux de recherches, en particulier dans les domaines du (notamment sous la conduite du chercheur américain Anderson) et des diabètepathologies cardio-vasculaires.

La forme chimique identifiée comme essentielle est le chrome 3+. À l’opposé, il existe une forme chrome 6+ , contenue dans les rejets industriels et toxiques : c’est pourquoi il existe un grand nombre de recommandations concernant notamment le contrôle de sa teneur. La différence entre ces deux types (chrome 3 et chrome 6) tient à leur ionisation, et symbolise la subtilité de la biochimie et l’importance du contrôle de la qualité des oligoéléments.

Les apports recommandés se situent entre 10 microgrammes/jour chez l’enfant et 200 microgrammes/jour chez l’adulte. Les individus atteints de diabète sont aussi susceptibles de souffrir d’une situation de carence liée à une augmentation de l’élimination physiologique de cet oligoélément. De même, les états de stress ou d’efforts intenses favorisent un statut précaire.

Les aliments les plus riches en chrome sont :
  • les épices
  • la levure
  • le jaune d’œuf
Il existe un risque potentiel de carence lié aux faibles teneurs en chrome des produits raffinés (par exemple, le sucre blanc contient 6 fois moins de chrome que le sucre non raffiné).

Rôle physiologique
Métabolisme glucidique
Le rôle principal du chrome est lié à un facteur que l’on appelle le GTF ou Facteur de Tolérance au Glucose. Ce facteur améliore le lien entre l’insuline et ses récepteurs, facilitant son activité. Le chrome est donc un oligoélément important chez le diabétique : sa carence peut favoriser la maladie, ou au contraire, la maladie peut entraîner un statut précaire de cet oligoélément. Certains travaux ont par ailleurs montré que le chrome peut améliorer la glycémie de sujets hypoglycémiques.

Métabolisme lipidique
Par son rôle sur l’insuline, le chrome intervient également dans le métabolisme lipidique et les maladies cardio-vasculaires. Il améliore le profil lipidique du sujet, c’est-à-dire son statut en cholestérol et en triglycérides. Des études ont montré qu’un apport de chrome diminue le taux de cholestérol total, tandis que le taux de bon cholestérol (HDL) a lui augmenté.

Conséquences d’une carence en chrome
On retrouve ici des effets sur la glycémie et le profil lipidique. Une carence en chrome entraîne une mauvaise activité de l’insuline, c’est-à-dire une intolérance au sucre, et une altération du taux de cholestérol et des triglycérides.

Usage thérapeutique
En France, il n’existe pas à ce jour de médicaments à base de chrome : la réglementation actuelle n’autorise que l’utilisation de produits nutritionnels à forte teneur en chrome, utilisés non pas dans une optique thérapeutique, mais dans le cadre d’une prise en charge nutritionnelle pour éviter un statut marginal de cet oligoélément.