Les oligoéléments en usage local
Les
oligoéléments
essentiels apportent,
utilisés par voie générale, un
bénéfice sur la régulation et
l’équilibre cellulaire,
l’équilibre hormonal et de nombreuses fonctions
métaboliques. Mais sont-ils bénéfiques
en application locale ?
Aujourd’hui on ne connaît pas exactement
l’intérêt de tous les
minéraux en application locale. Cependant, pour un certain
nombre d’entre eux, on sait qu’ils ont un effet
positif sur la qualité du tissu conjonctif
cutané, vasculaire et ostéoarticulaire.
Trois d’entre eux,
le
silicium, le zinc et le cuivre, ont une
action bénéfique et synergique :
- sur la vie cellulaire du tissu conjonctif,
- sur ses constituants essentiels,
l’élastine et le collagène.
Leur usage peut moduler les processus inflammatoires, optimiser les
processus de cicatrisation, améliorer la qualité
tissulaire ou bien encore prévenir les
altérations liées au vieillissement.
Le silicium
Le silicium est un élément clef et central dans
les préparations minérales destinées
à une application locale.
C’est un élément constitutif essentiel
à la qualité du tissu conjonctif à la
fois par sa capacité à être le lien
entre des constituants de base (élastine,
collagène et protéoglycannes) et aussi par son
potentiel d’hydratation.
Le
silicium a ainsi une utilisation
répandue sous forme cosmétique où il
donne des qualités
d’élasticité et d’hydratation
à la peau.
Un statut physiologique altéré par le
vieillissement
Ce potentiel est d’autant plus intéressant que
dans le vieillissement des tissus conjonctifs (en particulier
cutané) il existe une fuite et une déperdition en
silicium. Cette altération du statut diminue alors les
pontages entre élastine et collagène modifiant la
qualité du tissu (vieillissement, fissuration, fibrose) et
entraîne parallèlement une dégradation
de l’activité cellulaire avec pour
conséquence une diminution du potentiel de cicatrisation.
Un oligoélément très
étudié
Cet usage du
silicium justifié
et utile a conduit
à des configurations spécifiques et en
particulier des formes où le silicium est lié
à l’acide salicylique (salicylate de silanediol).
Celles-ci procurent des activités biologiques propres et
amplifiées. Elles ont été
très étudiées et les observations
montrent :
- une modulation de la formation de signes cliniques de
l’inflammation au cours de stress thermique, UV ou bien
encore physique,
- une amélioration de la communication cellulaire
entre les kératinocytes et les fibroblastes,
- une protection contre les radicaux libres.
En conclusion, le silicium en application locale est un moyen de
prévention et de traitement contre les situations
inflammatoires, les troubles de la cicatrisation, les situations
traumatiques et le vieillissement du tissu conjonctif cutané.
Le zinc
Son usage local est traditionnel sur les problèmes de peau
en particulier dans les troubles de la cicatrisation. On sait
qu’il favorise la prolifération des
kératinocytes et des fibroblastes.
Il augmente également la qualité et les statuts
en collagène et élastine. Son action
anti-inflammatoire a été aussi largement
démontrée. Enfin il est un acteur important de la
S.O.D. (superoxydismutase) et donc des systèmes de
protection antiradicalaire.
Le cuivre
Lui aussi est largement utilisé en application locale
où l’on recherche sa capacité de
stimulation cellulaire en particulier des fibroblastes, son
rôle bénéfique sur le
collagène et son pouvoir anti-inflammatoire.
De plus comme
le zinc on
retrouve un pouvoir d’induction de
la S.O.D
Conclusion
Un potentiel réel qui ne s’accompagne pas de
toxicité ! Comme on le voit
ces trois
oligoéléments associés à la
vitamine C apportent un réel bénéfice
en application locale sur les pathologies cutanées
(rougeurs, érythème, kératose et
traumatismes), sur les troubles de la microcirculation et les
œdèmes et au plus long cours sur les atteintes
ostéoarticulaires (arthrose ou tendinites).Tout ceci sans
toxicité et effets secondaires qui fragiliseraient les
tissus traités !