Le discret architecte de la santé
Quasiment méconnu dans la pratique médicale,
biologique et clinique, alors qu’il fut très
étudié au plan scientifique, fondamental et
appliqué, le silicium est le grand oublié parmi
les multiples
Eléments Trace Essentiels aux processus biologiques de la
vie. Ces ETE ou
«oligo-éléments»
-minéraux pour la plupart- jouent un rôle
fondamental dans la physiologie tissulaire et la
santé, en
tant que cofacteurs enzymatiques, régulateurs du
métabolisme cellulaire. Le
silicium ne
présente
pas ce type de propriété catalytique, mais
à l’égal du carbone auquel il
s’apparente, il s’intègre dans diverses
structures moléculaires organiques, agissant comme facteur
de la statique et de la plastique tissulaire (conjonctif, parois,
charpentes) de tous les tissus et organes de l’organisme.
Ayant participé au début de notre
carrière universitaire à la recherche en chimie
organométallique des éléments du
groupe IV (C, Si, Ge, Sn), puis adaptant durant les vingt
dernières années les notions de relation
structure activité en biologie, au service de la pratique
clinique, il nous a paru opportun dans cette revue bibliographique (non
exhaustive) de faire le point en 2007 sur
l’intérêt du
silicium en
matière de santé et de thérapeutique
médicale.
À côté des notions établies
par l’expérimentation biologique, chez
l’animal et chez l’homme, nous proposons, sur la
base de la physiopathologie humaine et de la prise en charge clinique
de la souffrance, une réflexion prospective qui pourrait
éclairer à l’avenir le choix du
silicium comme agent
thérapeutique. Car cette
réflexion résulte également
d’une longue expérience de prescription du
silicium -sous diverses présentations- dans le cadre de
l’intervention nutritionnelle préventive et
thérapeutique.
Dans le long processus de l’élaboration de la vie
et de l’évolution
des espèces, le
silicium
(Si) 2ème plus abondant
élément
minéral de la croûte
terrestre (26%), après l’oxygène et
avant l’aluminium a probablement constitué un
maillon essentiel du passage de la minéralité
à la matière organique, organisée
autour du carbone, de l’hydrogène et de
l’oxygène. Par sa combinaison à
l’oxygène et à l’aluminium,
sous forme d’aluminosilicates hydratés, il
constitue l’essentiel des argiles, marnes et autres roches
sédimentaires, sur lesquelles croissent les
végétaux.
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