
Échinacée
Le rôle du cuivre est dû d’une part à la formation de chélates (le cuivre se lie solidement à des substances biologiques actives), d’autre part, à ses propriétés oxydoréductrices. Il active un grand nombre de systèmes enzymatiques.
La répartition et l’homéostasie du cuivre est fortement influencée par la réaction inflammatoire, qui lui fait alors perdre une partie de son rôle physiologique. En bloquant le cuivre, les protéines de l’inflammation altèrent sa capacité à activer les enzymes. Dans ces conditions, un apport de cuivre permet de relancer son activité. Chez la femme l’absorption et l’utilisation du cuivre sont étroitement liées à son taux d’œstrogènes. Lorsqu’il diminue (à la ménopause) l’organisme absorbe et utilise moins bien le cuivre.
Le cuivre est essentiel à l’activité de multiples enzymes, dont notamment :
- la lysyl-oxydase : elle est nécessaire à la maturation des fibres de collagène d’élastine. Cette enzyme oxyde les résidus lysine qui relient les fibres entre elles. Le cuivre joue donc un rôle majeur dans la croissance et la réparation tissulaire des vaisseaux, du cartilage osseux, de la peau et des poumons.
- La superoxyde dismutase à cuivre et zinc (SOD) : Le zinc joue un rôle dans la conformation de cette enzyme, et le cuivre une fonction catalytique. La SOD est nécessaire au contrôle de certains radicaux libres, les ions superoxydes, et à l’équilibre énergétique des cellules ; ainsi elle module la réaction inflammatoire. Cette enzyme permet également de diminuer les dommages oxydatifs et donc de lutter contre le vieillissement des tissus.
- La céruloplasmine : Elle intervient comme transporteur du cuivre et comme catalyseur de l’oxydation du fer ferreux (Fe2+) en fer ferrique (Fe3+). Cette activité ferroxydasique favorise la captation du fer par la transferrine, et l’utilisation du fer dans la synthèse de l’hémoglobine. Ceci explique qu’une déficience en cuivre puisse favoriser une anémie.
- Le cuivre intervient dans l’activité de diverses autres enzymes impliquées dans de nombreuses biotransformations, comme la dopamine ß-hydroxylase (dopamine noradrénaline) qui contribue à protéger contre le stress, et la tyrosinase et qui joue un rôle dans la pigmentation.
Selon l’EFSA, le cuivre contribue :
- au maintien de tissus conjonctifs normaux
- à un métabolisme énergétique normal
- au fonctionnement normal du système nerveux
- à la pigmentation normale des cheveux et de la peau
- au transport du fer dans l’organisme
- au fonctionnement normal du système immunitaire
- à protéger les cellules contre le stress oxydatif

Reine de prés
Les sommités fleuries de la reine-des-prés renferment des hétérosides d’acides phénols (xyloglucoside du salicylate de méthyle, aldéhyde salicylique), des tanins, des éléments minéraux (fer, soufre, calcium, potassium). La reine-des-prés participe activement à l’élimination grâce à son action diurétique due aux sels minéraux. Elle contribue à l’élimination des déchets métaboliques tels que l’urée, l’acide urique ou les chlorures. Sa richesse en dérivés salicylés (l’ancien nom botanique de cette plante, Spirea ulmaria, a donné son nom à l’aspirine) explique certainement son utilisation traditionnelle pour favoriser le confort des articulations sensibles.

Glucosamine
La glucosamine est le principal composant des glycosaminoglycanes. Un apport quotidien de 1500 mg de sulfate de glucosamine augmente de manière dose-dépendante la synthèse des protéoglycanes et de collagène et, comme la chondroïtine, inhibe l’activité de la collagénase (enzyme détruisant les fibres de collagène). Elle réduit la production de radicaux libres par les macrophages. La glucosamine participe donc à l’intégrité du cartilage et de toutes les articulations ainsi qu’à l’action lubrifiante du liquide synovial.

Chondroitine
Comme la glucosamine, la chondroïtine présente des effets structuraux modulateurs. Elle augmente la synthèse de protéoglycanes et d’acide hyaluronique, et diminue de manière dose-dépendante la collagénase et l’élastase (enzymes détruisant les fibres de collagène et d’élastine). La chondroïtine présente aussi un effet anti-inflammatoire équivalent à celui de l’aspirine et réduit les dommages entraînés par les radicaux libres. La chondroïtine est donc utilisée pour favoriser la qualité du tissu articulaire.